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Claude Caillot s’en est allé...

avis de décèsClaude Caillot s’en est allé, brusquement, contre toute attente, au soir d’une nuit qui s’annonçait paisible. Paisible comme la vie qu’il menait avec Yvonne, son épouse, depuis qu’ensemble ils partageaient une retraite si méritée au Barcarès.
Et pourtant vous qui êtes en cet instant venus rendre un ultime adieu à Claude, vous qui avaient été un ami précieux, un proche, un collègue, une connaissance chère... vous savez que Claude n’a jamais choisi le côté paisible de la vie pour la traverser sans encombre. Une vie dédiée aux siens, à Yvonne et André son fils, phares de son bonheur, une vie dédiée aussi à son très cher Font-Romeu.
 
Il y a 77 ans, Claude naissait au Sana.
Ah le Sana!, les Romeufontains que vous êtes se souviennent de cet établissement, le Sanatorium. Un vrai village à lui seul, satellite de notre commune, qui en a sans nul doute marqué son histoire. Les parents de Claude y travaillaient au côté de toute la famille.
Dès 16 ans, en 1956, Claude connait son premier emploi. Là également rien de paisible puisque il est embauché dans l’entreprise Allard, autre institution du monde économique local. Il est manœuvre. Très vite, il va remonter les échelons jusqu’à devenir conducteur de travaux. De cet épisode dans le monde de la construction, il se plaisait à rappeler son implication dans l’édification de l’émetteur de Radio Andorre au Pas de la Casa. Puis sa carrière  bifurque vers la mairie de Font-Romeu. On le voit encore sourire, quand avec sa malice habituelle, il soulignait le jour de sa prise de fonction : un premier mai, un comble pour le fonctionnaire qu’il allait devenir...
Paisible la vie de Claude Caillot? O que non! Quand Paul Ribeil quitte la direction de l’exploitation privée du domaine skiable, sa succession revient à Claude Caillot, nommé par le maire René Chamayou à la tête de l’équipe des pistes de ski. On entend encore sa voix perçante donner des ordres incisifs au profit du bon fonctionnement d’une machine infernale. Il sera l’homme de terrain idéal quand en 1974 est construite la télécabine, toujours en action aujourd’hui.
En 1980, le maire d’alors François Claudine, l’invite à prendre les rênes des services techniques. Le choix est judicieux pour ce chef inné. Les souvenirs fusent quand les témoins de l’époque racontent ses commandements sans détour dans les campagnes de déneigement.
Dès qu’un événement est programmé, Claude Caillot devient le parfait instigateur de la logistique. Homme de l’ombre, il reste à l’origine de bien des réussites. Les festivals de sardanes, les jeux mondiaux des journalistes, l’équipe de France de foot... les exemples de son implication sont légions.
 
 
Claude connaît Font-Romeu sur le bout des doigts. C’est vrai, Font-Romeu, Odeillo et Via sont sa vie. Ce formidable savoir le conduit vers la responsabilité du service urbanisme. Avec passion, compétences et disponibilité, il mettra au profit d’une noble cause, le développement plus harmonieux de la cité. Il sera en outre le chef d’orchestre du Plan d’Occupation des Sols mis en musique par les élus. Rien de paisible vous dis-je !
D’autant que pendant tout ce temps, de 1958 à 1994, Claude s’engage sans faille dans le corps des sapeurs-pompiers de Font-Romeu. Évidement, tous les paliers de la hiérarchie sont gravis, très vite même!
De simple pompier il poursuit son engagement, est nommé capitaine puis Chef du Centre de secours. Son commandement se poursuivra 20 ans durant. L’instant paraît opportun pour évoquer ici la mémoire de son prédécesseur Marcel Puig et de ses successeurs Charles Mila et Coco Jerez. Que de pages de notre l’histoire se tournent!
Vous le voyez, la vie professionnelle ou bénévole de Claude Caillot n’aura jamais été paisible. Son fort caractère cachait une générosité indicible. Il la traduisait souvent et avec discrétion par sa serviabilité à souhait.
Paisible, Claude l’est devenu enfin quand en 2000 il découvrait les joies de la retraite. À lui les balades, les carriolettes, les narcisses, la nature...
Paisible enfin cet ultime voyage vers le ciel, dans la plus belle des sérénités, auréolée du devoir accompli. Merci Claude, ton souvenir nous aidera c’est sûr à ce que nos cœurs soient le plus souvent possible unis... et paisibles.
 
JL Démelin, Via le 29 novembre 2017