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DÉBUT DES ÉPREUVES DU BAC POUR LES LYCÉENS (2)

Le premier jour des épreuves du baccalauréat, une lycéenne romeufontaine était à l'honneur dans l'indépendant :

 
Font-Romeu : Lila, 4e meilleure nageuse de France, passe son bac « S »
Les épreuves débutent ce matin pour les élèves de terminale, avec la philo pour les filières générales. 
 
Le baccalauréat, ce sésame indispensable qui ne donne aucune garantie sur l’avenir. Ce diplôme qui, depuis 1808, fait partie intégrante de l’éducation française. Une référence qui n’a cessé d’évoluer, 31 candidats pour la première édition, plus de 700 000 de nos jours. Commenter l’évolution des épreuves et le niveau de difficulté reviendrait sûrement à mettre en vis à vis un meuble d’époque et une table Ikéa. Mentalités, intérêt, matières, tout a changé, pas toujours pour le meilleur mais pas forcément pour le pire.

 

« Nager plus et aller plus haut »

Le baccalauréat reste en tout cas une étape clé dans le parcours de bon nombre de citoyens en devenir. Lila, 18 ans, originaire de Montélimar a décidé il y a 4 ans de se compliquer quelque peu la tâche. La jeune femme a souhaité poursuivre sa passion pour la natation et envisager des études poussées. Elle et ses parents ont franchi les portes du centre de recherche et d’expertise de la performance sportive (CREPS) de Font-Romeu. « C’était pour ma rentrée en classe de troisième. Auparavant, à Montélimar, je ne nageais qu’une fois par jour (sic). Je suis venue ici pour nager plus et aller plus haut. » Désormais élève en terminale S, la jeune femme qui envisage des études de médecine, est aussi une athlète de haut niveau. Sa spécialité, « le dos sur 50, 100 et 200 mètres mais je préfère le 50. » Quatrième toutes catégories confondues aux derniers championnats de France, l’athlète est d’ores et déjà qualifiée pour les Jeux olympiques de la jeunesse qui se dérouleront en Argentine à l’automne.

 

« Un objectif à la fois »

Les révisions pour le bac ont été écourtées, « il y avait le Mare nostrum (meeting de natation de Canet-en-Roussillon, NDLR) et on a eu peu de temps pour se mettre dans les cahiers. » Et la sirène de préciser : « J’aime bien être concentrée sur un objectif à la fois mais maintenant c’est le bac. » Il faut dire que les heures passées au bord ou dans la piscine sont autant de cours à rattraper, le travail personnel demande beaucoup d’investissement. Les muscles du cerveau et du reste du corps sont sollicités sans cesse. Les cours s’enchaînent, natation, mathématiques, musculation, physique (« pas la matière la plus facile », confie Lila), les journées ressemblent à des ultra-trails. « Certains matins nous devons être à 6 heures au bord du bassin et les journées de lycée peuvent s’étaler jusqu’à 19 heures le soir. Heureusement les profs sont sympas et nous aident bien. » Le point commun entre sport et école, « plus on s’entraîne et plus on a de résultats. Il faut se fixer des objectifs pour performer. » L’expression « un esprit sain dans un corps sain » semble avoir été créée pour ces élèves. Ils ont l’obligation de satisfaire, tout au long de leur scolarité, aux évaluations sportives et d’enseignement général.

  • Intégrer l’équipe de France et être médecin

« L’année dernière a été compliquée pour Lila. Souvent le plus difficile est de trouver un équilibre entre le lycée, le sport, la vie personnelle, détaille Francis Distinguin, chargé de mission haut niveau pour la formation au Creps cnea*, finalement nous nous sommes réunis avec le médecin, l’entraîneur et ses parents et nous avons réussi à trouver des solutions. Maintenant tout va bien. » Il est vrai que se dégagent de la jeune femme une sérénité et une maturité impressionnantes pour son âge. Après le baccalauréat, Lila a tout prévu. Intégrer la fac de Bio de Marseille avec option ‘alter Paces’, « ça me permettrait de continuer à nager et faire médecine en même temps. Là, je me suis donné jusqu’en 2020 pour intégrer l’équipe de France A’(l’antichambre de la grande équipe de France). Après je verrai. » Mais avant, rendez-vous le 6 juillet pour les résultats du baccalauréat.

*centre national d’entraînement en altitude
 

Philippe Comas

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